La genèse #1 – le déclic

admin-boobyblu La genèse

@Isabeille
Par quoi commencer …?

Le déclic

La vie familiale

Une vie de famille, une grande maison, une vie organisée… Ce que j’ai toujours désiré un nid rempli de couleurs et d’amour où je peux exprimer mon art. Un mari que j’adore et des enfants enjoués.

Et concrètement j’ai des enfants très vivants et un mari que j’adore et qui travaille jusqu’à tard le soir.

Un jour, je vois Willi affecté par cette vie qui devrait être merveilleuse et qui pourtant ne correspond pas à notre attente celle de vivre pleinement notre vie de famille. Il n’a jamais vraiment le temps d’être présent et les enfants le harcèlent lorsqu’il rentre à la maison ou dorment déjà suivant les horaires et ma tâche principale est celle de mère au foyer avec tout ce que cela implique.

Au fond de moi je suis triste. Triste parce que nous n’arrivons pas à apprécier nos enfants que nous avons désirés. Frustrée de ne pouvoir partager certains moments de la vie important de l’enfance. Ils vont grandir et un jour seront happés par le courant de la société qui nous les habitue à consommer et à se dénaturer. J’ai eu peur de perdre tout et de me perdre moi-même.

Nous avons à un moment donné compris qu’il fallait faire quelque chose pour nous, pour notre famille et de partager un vrai projet de vie avec eux, une réalisation de notre rêve éveillé, que nous choisissons pleinement.

Le déclic

Mon déclic fut le jour du juillet 2015 au bord de la rivière près de mon ancien lieu de travail en tant que secrétaire à temps partiel dans une petite entreprise: Un sentiment de grande lassitude m’envahi. Qui suis-je ? C’est quoi cette vie ? Boulot, dodo, paiement des factures et enfants qui jouent à se tirer dessus je n’ai plus envie de cela. Une mère, une employée oldtimer qui a franchi la barre des 50 ans, une artiste surréaliste qui souhaite vivre pleinement son art… suis-je une extra-terrestre à la bonne place dans cette constellation ?  Je me voyais dans 10 ans proche de la retraite, parlant au café du coin de mon prochain rendez-vous chez le coiffeur et l’esthéticienne pour un botox en râlant sur la serveuse qui ne sert pas assez vite, parce que je vieillis et que je ne supporte plus la jeunesse.

Je voyais le système de consommation et du jetable m’exploser en plein visage vous savez celui qui vous montre que votre temps est compté que bientôt vous allez être une personne qui va coûter à notre société et qu’il est temps d’y penser. En fait, tout est basé sur le paraître et l’opportunisme. L’entraide solidaire dans cette société fait vraiment défaut. Tout est pour soi et que le meilleur gagne, le plus faible quant à lui n’a qu’à … se débrouiller tout seul. En fait, je crois pour être honnête que j’avais une surdose de notre société.

Alors ce jour-là, je rentre à la maison en disant à Willi, « Je crois qu’il est temps de concrétiser notre rêve. Nous sommes en location dans notre belle maison et un jour peut-être nous devrons partir. Il est important que nous prenions notre décision sur ce que nous voulons vraiment faire de notre vie de famille et le projet qui existe depuis tant d’années ne s’est pas encore concrétisé. Il est temps de réfléchir »

Sur ce Willi cherchait le bateau sur internet et un jour me montra notre futur maison flottante, « Je crois que je l’ai trouvé ». Le projet est sorti du placard.